Du 9 au 20 septembre 2015, l’Agence France-Presse présente, avec le soutien de SNCF, l’exposition « 1945. Le retour des absents » à l’Orangerie du Sénat, à Paris. À travers ses archives photographiques, l’exposition raconte le retour en France de celles et ceux qui avaient été éloignés du pays pendant la guerre.
Le retour des absents
Entre le printemps et l’hiver 1945, près de deux millions de Français — prisonniers de guerre, déportés et requis du STO (Service du travail obligatoire) — sont rapatriés d’Allemagne.
À Paris, plusieurs lieux deviennent emblématiques de ces retours, notamment l’hôtel Lutetia, la gare d’Orsay et le cinéma Gaumont Palace. Manifestations et cérémonies se multiplient pour accompagner cette étape majeure de l’après-guerre. La Nation entend alors accueillir les rapatriés et tourner la page des années de guerre pour reconstruire une France unie.
Mais derrière cette volonté d’unité, les conditions du retour et l’accueil réservé aux différents groupes révèlent des perceptions et des traitements très différents.
L’attention se porte d’abord sur les déportés politiques, puis sur les prisonniers militaires, éloignés de leur pays pendant cinq années.
Le retour des requis du STO et des travailleurs volontaires, comme celui des « Malgré-nous », Alsaciens et Mosellans enrôlés de force dans l’armée allemande, suscite davantage de réserve. Quant aux victimes juives de la Shoah, elles sont à peine distinguées au sein de cette foule de rapatriés.
Les photographies de l’AFP, témoins du retour
Renaissante après la Libération, l’AFP mobilise ses équipes de photographes pour documenter ces retours. Elle constitue alors un fonds photographique exceptionnel, qui deviendra le plus important de la presse française.
L’exposition présente des images inédites, témoins des retrouvailles, de l’accueil des rapatriés et des premiers moments de leur retour en France.


Un ouvrage accompagne l’exposition
L’exposition est accompagnée de l’ouvrage Le Retour des absents, d’Alain Navarro, journaliste à l’AFP, avec une préface d’Annette Wieviorka, publié en 2015 aux Éditions Stock.