La Cité de la Muette à Drancy (banlieue nord de Paris) est entre 1941 et 1944 un camp d’internement puis de regroupement des Juifs de France en vue de leur déportation.
Un lieu au cœur de l’histoire de la Shoah en France
Située dans la banlieue nord de Paris, la Cité de la Muette à Drancy, construite dans les années 1930 pour accueillir des logements sociaux, devient sous l’Occupation un camp d’internement puis le principal lieu de regroupement des Juifs de France avant leur déportation. Entre 1941 et 1944, près de 63 000 des 75 721 Juifs déportés de France sont internés à Drancy puis déportés, principalement vers Auschwitz-Birkenau.
Les déportés sont d’abord conduits à la gare du Bourget-Drancy, puis, à partir de juillet 1943, à la gare de Bobigny, spécialement utilisée pour les convois de déportation. De ces deux gares partent ainsi la grande majorité des convois de Juifs déportés depuis la France.
À la Libération, le bilan est dramatique : seuls 5,2 % des Juifs déportés de France sont revenus. La Cité de la Muette demeure aujourd’hui l’un des lieux les plus importants pour comprendre l’histoire de la persécution et de la déportation des Juifs de France.

Un lieu de mémoire et de transmission
Lieu majeur de l’histoire de la Shoah en France, le Mémorial de la Shoah de Drancy ouvre ses portes en 2012, à proximité de l’ancien camp. Il est aujourd’hui un lieu de mémoire, de recherche et de transmission. Expositions, archives, témoignages et actions pédagogiques permettent de faire connaître l’histoire du camp et de transmettre la mémoire de ses victimes et de ses survivants.

Pour en savoir plus
SNCF, engagée dans la préservation de la mémoire
SNCF contribue depuis plusieurs décennies à la préservation et à la transmission de cette mémoire. En 1988, elle fait don à la Ville de Drancy d’un wagon témoin, destiné au Conservatoire historique du camp et installé à l’entrée de la Cité de la Muette.
En 2005, SNCF soutient la réhabilitation du tunnel des évadés, creusé en 1943 par des internés qui tentaient de s’échapper du camp. Découvert par les Allemands avant son achèvement, le tunnel témoigne des actes de résistance et des tentatives d’évasion menés par les internés de Drancy.
SNCF participe également, en 2002, au financement du film documentaire Drancy, dernière étape avant l’abîme, réalisé par Cécile Clairval-Milhaud, contribuant ainsi à faire connaître au grand public l’histoire du camp et de ses internés.


