En 2015, la SNCF apporte son soutien à la publication du Dictionnaire des fusillés, fruit d’un important travail scientifique et éditorial mené sous la direction d’historiens du Maitron. Publié aux Éditions de l’Atelier, cet ouvrage rassemble, pour la première fois dans un même volume, plusieurs milliers de biographies de personnes fusillées après condamnation ou exécutées comme otages en France pendant l’Occupation.
À travers ces notices biographiques, le dictionnaire restitue les parcours de femmes et d’hommes aux engagements et aux trajectoires très divers. Certains étaient des résistants actifs ; d’autres furent arrêtés en raison de leurs origines, de leurs engagements politiques ou syndicaux, de leurs convictions ou de leur opposition à l’Occupation. Leurs parcours permettent ainsi de mieux comprendre la diversité des personnes confrontées à la répression pendant la Seconde Guerre mondiale.
Chaque biographie s’attache, dans la mesure des sources disponibles, à retracer le parcours de la personne : son histoire avant la guerre, ses engagements, les circonstances de son arrestation, sa condamnation ou son exécution, ainsi que les traces laissées dans les archives et la mémoire familiale ou collective. Le dictionnaire redonne ainsi une dimension individuelle à une histoire longtemps abordée principalement à travers des chiffres, des listes ou des événements.
Ces hommes et ces femmes furent victimes de l’appareil répressif mis en place en France pendant l’Occupation par les autorités allemandes, les autorités françaises de Vichy et, dans les territoires concernés, les autorités fascistes italiennes. Si leurs parcours sont profondément différents, ils témoignent, chacun à leur manière, des multiples formes d’opposition et de résistance à l’Occupation et à la répression.
Ce travail constitue ainsi un outil majeur pour la connaissance et la transmission de cette histoire. Le projet s’est depuis poursuivi et enrichi en ligne, avec de nouvelles notices consacrées notamment aux exécutés sommaires, aux massacrés et aux morts en action. Il permet aujourd’hui de poursuivre les recherches sur les victimes de la répression et de mieux faire connaître leurs parcours.
