Par son travail de collecte et de documentation, le Cercle généalogique des cheminots (CGC) contribue à préserver le patrimoine mémoriel, à identifier les lieux où ces plaques sont conservées et à transmettre les noms et les parcours de celles et ceux auxquels elles rendent hommage.
Dès 1945, la direction de la SNCF demande aux établissements de rendre hommage à leurs collègues victimes de la guerre en faisant apposer des plaques commémoratives. Principalement installées dans les gares, elles sont devenues au fil du temps des témoins de l’histoire et de la mémoire cheminotes.
Depuis 20 ans, le Cercle généalogique des cheminots (CGC) recense les plaques commémoratives présentes dans les gares et les emprises ferroviaires. En les photographiant, les archivant et en répertoriant les noms qui y sont inscrits, le CGC contribue à préserver la mémoire des cheminots victimes des deux guerres mondiales et à faire connaître ces lieux de mémoire.
En octobre 2019, le CGC avait ainsi visité 3 449 lieux et répertorié 1 885 plaques, dont 1 044 consacrées aux deux guerres mondiales. Ces plaques portent 20 071 noms, parmi lesquels 14 865 se rapportent à la période 1939-1945. Un même nom pouvant apparaître sur plusieurs plaques, ces chiffres ne correspondent pas au nombre exact de personnes disparues.
Pour la Seconde Guerre mondiale, on estime à 10 000 le nombre de cheminots victimes de la guerre. Certains sont morts sous l’uniforme, en 1940 puis en 1944-1945, d’autres dans l’exercice de leur métier ou lors de faits de guerre, notamment lors de bombardements et d’attaques contre les trains. Des familles cheminotes ont également été victimes des bombardements visant les infrastructures ferroviaires et leurs abords. Parmi ces victimes, 2 200 cheminots sont morts dans le cadre de mesures de répression menées par les autorités d’occupation ou par l’État français.
+10000
cheminots victimes de la guerre
+2200
cheminots victimes de la Répression
+3800
sites (gares, dépôts, ateliers) recensés

