Dans le cadre de ses partenariats avec le Mémorial de la Shoah et des institutions américaines engagées dans la transmission de l’histoire de la Shoah, SNCF a soutenu la présentation aux États-Unis de plusieurs expositions consacrées à la mémoire et à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale
« Filmer les camps – Filming the Camps, John Ford, Samuel Fuller et George Stevens, de Hollywood à Nuremberg »
Conçue par le Mémorial de la Shoah et placée sous le commissariat de Christian Delage, historien, réalisateur et spécialiste de l’histoire des images de la Seconde Guerre mondiale et des procès de Nuremberg, l’exposition Filming the Camps a été présentée à Paris en 2010 avant d’être diffusée aux États-Unis avec le soutien de SNCF.
Du 22 mars au 14 octobre 2012, elle est accueillie au Museum of Jewish Heritage – A Living Memorial to the Holocaust, à New York. Il s’agit alors de la première présentation de ces documents au public américain sous cette forme. L’exposition est ensuite présentée dans plusieurs institutions américaines, notamment à Dallas en 2017, à Los Angeles de 2017 à 2018 et à Farmington Hills, dans le Michigan, en 2018.
L’exposition s’intéresse au travail de John Ford, George Stevens et Samuel Fuller, trois figures du cinéma américain qui ont contribué, pendant la guerre, à documenter les opérations militaires et la libération des camps nazis.
- George Stevens, qui dirige la Special Coverage Unit sous les ordres du général Eisenhower, filme notamment le débarquement puis l’avancée des forces alliées en Europe et la libération du camp de Dachau. Ses équipes enregistrent les conditions de détention, les victimes et les survivants.
- Samuel Fuller, alors soldat de la 1st Infantry Division et futur réalisateur, filme quant à lui la libération du camp de Falkenau, en Tchécoslovaquie, avec une caméra que sa mère lui avait envoyée. Ces images constituent sa première expérience de réalisation.
- John Ford, qui dirige la Field Photographic Branch, joue un rôle majeur dans la collecte et l’organisation des images réalisées par les équipes américaines. Le film Nazi Concentration Camps, constitué à partir de prises de vues réalisées lors de la libération de plusieurs camps, est présenté comme preuve devant le Tribunal militaire international de Nuremberg le 29 novembre 1945.
Ces images, tournées au moment de la découverte et de la libération des camps, constituent ainsi à la fois des documents historiques et des pièces utilisées dans le cadre judiciaire de l’après-guerre. L’exposition montre comment le cinéma et la photographie sont devenus des instruments essentiels pour documenter les crimes nazis et en établir la réalité devant la justice.

« Hélène Berr, une vie confisquée » à Washington, en Caroline du Sud et en Floride
Conçue par le Mémorial de la Shoah, cette exposition a déjà été présentée à Paris et à New York, au siège des Nations Unies. Elle évoque à travers le récit du journal intime d’Hélène Berr, étudiante parisienne juive, le contexte de l’Occupation et la persécution des Juifs en France. Hélène Berr est déportée à Auschwitz en 1944. Elle meurt à Bergen Belsen, quelques jours avant la libération du camp par les troupes anglaises.
En mars 2012, la Maison française de Washington accueille l’exposition soutenue par la SNCF, Hélène Berr, a Stolen Life (Helène Berr, une vie confisquée). Lors de l’inauguration, Michael R. Marrus, professeur émérite des études sur l’Holocauste de Toronto, a prononcé une leçon magistrale sur le journal intime de la jeune femme, soulignant sa compréhension des phénomènes de répression qui s’abattaient autour d’elle, ses inquiétudes et ses espoirs, sa lucidité.
De mars à mai 2013, l’exposition est en Caroline du Sud, à l’Addlestone Library du College de Charleston puis à Columbia, à la Richland County Public Library.
Du 29 octobre 2013 au 7 janvier 2014, elle est accueillie à la Nova Southeastern University de Fort Lauderdale en Floride.

« The Courage to Remember the Holocaust 1933-1945 »
The Courage to Remember the Holocaust est une exposition itinérante à travers les États-Unis, proposée par le Centre Simon Wiesenthal et diffusée par la Foundation for California.
Le Centre Simon Wiesenthal, dont le siège est à Los Angeles, a pour objectif la préservation de la mémoire de la Shoah, notamment par un travail pédagogique qui vise à lutter contre le racisme, l’antisémitisme et la haine de l’autre. Il bénéficie à ce titre du mécénat de la SNCF.
Dans le cadre d’un partenariat avec la Foundation for California, SNCF a soutenu de 2011 à 2014 la présentation de l’exposition qui est à la fois un hommage aux victimes de la Shoah et un outil pédagogique contre toutes les formes de discrimination et d’exclusion. En 2015, l’exposition a été digitalisée, toujours avec le soutien de la SNCF, et elle continue de circuler sous cette forme.
Lors de l’ouverture de l’exposition dans le Broward County en Floride le 16 mai 2012, Alain Leray, PDG de SNCF America, rappelle que l’intérêt de SNCF « dans l’éducation sur l’Holocauste est en réalité un engagement. Un engagement qui s’efforce, sans relâche, de sensibiliser et de toucher les générations actuelles et futures, de se souvenir pour que cela ne se reproduise jamais ».
Au passage de l’exposition, en Californie et en Floride, les représentants des plus hautes institutions américaines ont souhaité témoigner de leur reconnaissance pour ce travail de collecte, de pédagogie et de mémoire.



