Soutien à des expositions

SNCF apporte son soutien à la réalisation d’expositions portant sur la Résistance et la Déportation. Plusieurs d’entre elles ont été présentées dans des gares françaises et dans diverses institutions, telles le Sénat ou la Maison de l’UNESCO à Paris.

Inauguration de l’exposition « Les enfants juifs déportés de France » au siège de la SNCF, octobre 2004. A g., Louis Gallois, président de la SNCF ; à dr. Serge Klarsfeld. ©SNCF

Exposition « Les enfants juifs déportés de France » en gare ©Philippe Fraysseix

« Les enfants juifs déportés de France »

Cette exposition présente des photographies de 4 000 des 11 400 enfants juifs déportés de France entre 1942 et 1944. Elle a été conçue par Serge Klarsfeld, historien, avocat et chasseur de nazis, et l’Association des fils et filles des déportés juifs de France qu’il préside.
Cette exposition est installée entre 2002 et 2004 dans une vingtaine de grandes gares et symboliquement au siège de la SNCF. Elle est ensuite accueillie à l’Assemblée nationale et à l’Hôtel de Ville de Paris. Un million de personnes l’ont vue.

Voici les gares qui l’ont présentée :

  • Paris Gare de l’Est
  • Compiègne
  • Paris Gare Saint-Lazare
  • Angers
  • Lyon Part-Dieu
  • Limoges
  • Clermont-Ferrand
  • Marseille Saint-Charles
  • Rennes
  • Lille Flandres
  • Strasbourg
  • Perpignan
  • Nice
  • Toulouse
  • Nancy
  • Nantes
  • Bordeaux
  • Grenoble
  • Metz
  • Paris Gare du Nord
Itinéraire de l’exposition en France, 2002-2004

En octobre 2004, l’exposition itinérante achève son cheminement au siège social de SNCF, à Paris. L’inauguration de l’exposition réunit Serge Klarsfeld, Louis Gallois, président de SNCF, devant des membres de l’Association des fils et filles des déportés juifs de France et des agents de SNCF.

Depuis 2013, l’exposition est installée de façon permanente sur le site-mémorial du camp des Milles, près d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), qui est aussi un musée d’histoire et des sciences de l’Homme. Lors de la Seconde Guerre mondiale, le camp des Milles était une usine désaffectée transformée en camp d’internement. Dans ce lieu d’où furent déportés une centaine d’enfants, la présentation de l’exposition, avec sa collection de documents rares, est particulièrement émouvante. Depuis 2012, SNCF s’associe au travail pédagogique qui est mené au site-mémorial.

Pour en savoir plus : le site du camp des Milles

« Les Cheminots dans la Résistance »

L’exposition « Les Cheminots dans la Résistance » est réalisée en 2005 par la Fondation de la Résistance et le Musée de la Libération de Paris – Musée Maréchal Leclerc – Musée Jean Moulin, avec la participation et le soutien de SNCF, en coopération avec Rails et histoire (Association pour l’histoire des chemins de fer). Elle est placée sous le contrôle d’un comité scientifique composé d’universitaires spécialistes de la Résistance (Laurent Douzou, Serge Wolikow) et des chemins de fer (Christian Chevandier, Georges Ribeill).

Les documents réunis, en grande partie inédits, proviennent notamment du Centre d’archives historiques de la SNCF (Le Mans), des Archives de France, de plusieurs musées en région (Ascq, Bondues, Besançon, Champigny-sur-Marne, Joigny, Lyon) et de nombreux particuliers qui ont généreusement autorisé la reproduction de documents ou photographies leur appartenant.
Cinquante panneaux mettent ainsi en lumière le contexte de SNCF dans la France pendant la guerre, l’histoire et les formes diverses de l’engagement des cheminots dans la lutte clandestine, leur quotidien face à la répression. Elle restitue le contexte professionnel et social de la Résistance ainsi que ses enjeux politiques et aborde la question des représentations de la Résistance cheminote dans la mémoire collective.
L’exposition a été présentée à Paris (Musée de la Libération de Paris – Musée Maréchal Leclerc – Musée Jean Moulin), Mulhouse (Cité du Train), Bordeaux (Centre Jean Moulin), Saint-Pierre-des-Corps (bibliothèque municipale), Châlons-en-Champagne (mairie), Tergnier (Musée de la Résistance et de la Déportation), Brive (Centre d’études et musée Edmond Michelet), Thouars (Centre régional « Résistance & Liberté »), Saint-Omer (La Coupole, centre d’histoire et de mémoire du Nord-Pas-de-Calais).

À l’occasion du 70e anniversaire de la libération de la France et de la victoire sur le nazisme, 25 panneaux de l’exposition sont accrochés sur les grilles de la gare de Paris-Est du 28 avril au 30 juin 2015.

Les recherches entreprises pour réaliser l’exposition ont également abouti à la publication du livre Les Cheminots dans la Résistance, par Cécile Hochard (Éditions La Vie du Rail en partenariat avec Rails et histoire, 2011) soutenue par SNCF.

En savoir plus sur l’exposition : http://www.fondationresistance.org/pages/accueil/?p=expositions&iIdExpo=6

L’affiche de l’exposition itinérante Les Cheminots dans la Résistance, 2005 ©Fondation de la Résistance

« 1945. Le retour des absents »

Du 9 au 20 septembre 2015, l’Agence France-Presse avec le soutien de SNCF présente, grâce à ses archives photographiques, une exposition intitulée « 1945. Le retour des absents ». Elle se tient à l’Orangerie du Sénat à Paris.
Près de deux millions de Français, prisonniers de guerre, déportés et requis du STO (Service du travail obligatoire) sont rapatriés d’Allemagne entre le printemps et l’hiver 1945. Plusieurs lieux parisiens vont devenir des symboles de l’accueil comme l’hôtel Lutetia, la gare d’Orsay ou le cinéma Gaumont Palace. Des manifestations et des commémorations sont immédiatement organisées. Une parenthèse se referme avec cette séquence capitale de l’après-guerre. Le message officiel est qu’une parenthèse se referme et que la Nation est prête à les accueillir, tous égaux, pour reconstruire une France unie. Mais, au-delà des slogans, la façon dont se déroule leur retour remet chacun à sa place dans la société et dans la mémoire de l’après-guerre.
L’attention se porte d’abord sur les déportés politiques. Puis viennent les prisonniers militaires, exilés du pays et de l’histoire depuis cinq ans. L’attitude envers les requis du STO et les travailleurs volontaires ou encore des « Malgré nous », Alsaciens et Mosellans enrôlés de force sous l’uniforme allemand est empreinte d’une certaine gêne. Quant aux victimes juives, elles sont à peine distinguées dans cette foule.
L’AFP, renaissante après la Libération, envoie ses équipes de photographes couvrir le retour et un fonds unique, le plus important de toute la presse française, est constitué. L’exposition dévoile des images inédites qui scandent la fin des années de séparation.
L’ouvrage d’Alain Navarro, journaliste à l’AFP, Le Retour des absents (préface d’Annette Wieviorka, Paris, Éditions Stock, 2015) accompagne l’exposition.

Cette photographie d’un prisonnier de guerre français sortant de la gare de l’Est en avril 1945 a été choisie pour illustrer l’affiche de l’exposition. ©AFP avec son autorisation.
Des ouvriers français requis au titre du STO (Service du travail obligatoire) rentrant de Vienne font halte en gare de Thionville le 9 août1945. ©AFP avec son autorisation.

« Les Rescapés de la Shoah »

À l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste et de prévention des crimes contre l’humanité, la Maison de l’UNESCO à Paris inaugure le 27 janvier 2014 l’exposition de peintures « Les Rescapés de la Shoah – Courage, Volonté, Vie » d’Alain Husson-Dumoutier. Artiste de l’UNESCO pour la paix, Alain Husson-Dumoutier a interrogé puis fait les portraits de rescapés de la Shoah, dans l’objectif de transmettre l’expérience de ces témoins de l’Histoire.
En septembre 2016 l’exposition est présentée au Palais des Nations Unies à Genève.
L’exposition a été réalisée avec le soutien de SNCF.

Pour en savoir plus : https://www.husson-dumoutier.org/fr/the-survivors-of-the-holocaust/

« Vigilance » Max Hecht
« Le tableau représente un moment particulier de l’existence de cet homme, qui faillit être pendu à un arbre dans la cour de l’endroit où il travaillait. Le SS qui devait le pendre lui a fait grâce, car son fils avait été tué quelques jours auparavant à Stalingrad. Cet arbre est presque mort, il est noué. Mais la vie ne demande qu’à sortir de ses branches. Il est enfermé dans une fenêtre, la fenêtre de la vie. Max Hecht a souhaité que le mort « Vigilance » figure en bas de l’œuvre. » (Extrait du catalogue.)

Expositions aux États-Unis

L’exposition Filmer les camps – Filming the Camps, John Ford, Samuel Fuller et George Stevens, de Hollywood à Nuremberg

Cette exposition a été conçue par le Mémorial de la Shoah de Paris, sous la direction de Christian Delage, historien et réalisateur où elle a été présentée en 2010. Dans le cadre de son partenariat avec le Mémorial de la Shoah, SNCF est partenaire de la présentation de cette exposition aux États-Unis. Elle est accueillie à New York, au Museum of Jewish Heritage, du 22 mars au 14 octobre 2012, et dans plusieurs villes (Mobile, Atlanta, Dallas…) jusqu’en 2018.

L’exposition témoigne de la contribution à l’Histoire de trois réalisateurs américains : John Ford, Samuel Fuller et George Stevens et de leurs équipes, chargés de filmer la guerre et la libération des camps nazis.

George Stevens filme la libération de Dachau et Simon Fuller celle de Falkenau. Les images de George Stevens viendront rejoindre celles de Britanniques, de Soviétiques et de Polonais dans un documentaire réalisé par John Ford « Les camps de concentration nazis », projeté le 29 novembre 1945 à Nuremberg, devant le Tribunal militaire international et les dignitaires nazis qui y sont jugés, comme preuve des crimes nazis.

En savoir plus sur l’exposition : Site du Mémorial de la Shoah http://www.memorialdelashoah.com/upload/minisites/filmer_les_camps/index.html

George Stevens et son équipe, France, 1944 ©Margaret Herrick Library, Academy of Motion Pictures Arts and Sciences, Beverly Hills, Californie

L’exposition « Hélène Berr, une vie confisquée » à Washington, en Caroline du Sud et en Floride

Conçue par le Mémorial de la Shoah, cette exposition a déjà été présentée à Paris et à New York, au siège des Nations Unies. Elle évoque à travers le récit du journal intime d’Hélène Berr, étudiante parisienne juive, le contexte de l’Occupation et la persécution des Juifs en France. Hélène Berr est déportée à Auschwitz en 1944. Elle meurt à Bergen Belsen, quelques jours avant la libération du camp par les troupes anglaises.

En mars 2012, la Maison française de Washington accueille l’exposition soutenue par SNCF, Hélène Berr, a Stolen Life (Helène Berr, une vie confisquée). Lors de l’inauguration, Michael R. Marrus, professeur émérite des études sur l’Holocauste de Toronto, a prononcé une leçon magistrale sur le journal intime de la jeune femme, soulignant sa compréhension des phénomènes de répression qui s’abattaient autour d’elle, ses inquiétudes et ses espoirs, sa lucidité.

De mars à mai 2013, l’exposition est en Caroline du Sud, à l’Addlestone Library du College de Charleston puis à Columbia, à la Richland County Public Library.

Du 29 octobre 2013 au 7 janvier 2014, elle est accueillie à la Nova Southeastern University de Fort Lauderdale en Floride.

En savoir plus sur l’exposition : Site du mémorial de la Shoah – www.memorialdelashoah.org
Discours de François Delattre, ambassadeur de France aux États-Unis, lors de l’inauguration de l’exposition à Washington (en anglais) : Cliquez ici www.ambafrance-us.org

En 2013 SNCF soutient également la réalisation du film « Hélène Berr, une jeune fille dans Paris occupé », de Jérôme Prieur.

Présentation de l’exposition du 29 octobre 2013 au 7 janvier 2014 à la Nova Southeastern University de Fort Lauderdale en Floride.

Exposition « The Courage to Remember the Holocaust 1933-1945 »

The Courage to Remember the Holocaust est une exposition itinérante à travers les États-Unis, proposée par le Centre Simon Wiesenthal et diffusée par la Foundation for California. Le Centre Simon Wiesenthal, dont le siège est à Los Angeles, a pour objectif la préservation de la mémoire de la Shoah, notamment par un travail pédagogique qui vise à lutter contre le racisme, l’antisémitisme et la haine de l’autre. Il bénéficie à ce titre du mécénat de SNCF.

Dans le cadre d’un partenariat avec la Foundation for California, SNCF a soutenu de 2011 à 2014 la présentation de l’exposition qui est à la fois un hommage aux victimes de la Shoah et un outil pédagogique contre toutes les formes de discrimination et d’exclusion. En 2015, l’exposition a été digitalisée, toujours avec le soutien de SNCF, et elle continue de circuler sous cette forme.

Lors de l’ouverture de l’exposition dans le Broward County en Floride le 16 mai 2012, Alain Leray, PDG de SNCF America, rappelle que l’intérêt de SNCF « dans l’éducation sur l’Holocauste est en réalité un engagement. Un engagement qui s’efforce, sans relâche, de sensibiliser et de toucher les générations actuelles et futures, de se souvenir pour que cela ne se reproduise jamais ».

Au passage de l’exposition, en Californie et en Floride, les représentants des plus hautes institutions américaines ont souhaité témoigner de leur reconnaissance pour ce travail de collecte, de pédagogie et de mémoire.

Lire ces messages : www.couragetoremember.com/recognitions.

En savoir plus sur l’exposition : https://www.couragetoremember.com (en anglais)